Si l'on se réfère à la limite supérieure de l'indemnité fixée par les autorités judiciaires zurichoises, on doit cependant retenir qu'elle n'est pas atteinte en l'occurrence, même si l'on en est très proche, en ce sens que les sévices sexuels que la recourante a subis, aussi graves soient-ils, n'ont pas provoqué chez elle, à l'instar du viol généralement caractérisé par la brutalité qui l'entoure et susceptible d'entraîner des traumatismes psychiques immédiats les plus délétères, des séquelles manifestes d'une telle intensité, dussent-elles même résulter dans le présent cas d'atteintes endurées pendant tant d'années. Aussi, tout bien considéré, une indemnité de 20'000 francs