Preuves en sont effectivement que la recourante, avant l'année 1982, a été à même, nonobstant certaines difficultés, de suivre sa scolarité obligatoire; que dans son rapport du 10 juillet 1985, le service médico-psychologique du canton du Jura a relevé que les conditions familiales paraissaient présenter un grave risque au niveau du développement pubertaire de la jeune fille qu'elle devrait pouvoir réaliser dans un milieu non conflictuel et stable, son hospitalisation (pour asthme d'origine psychogène) ayant mis en évidence de réelles possibilités d'épanouissement avec une évolution particulièrement bonne sur tous les plans;