affecté de limitations aussi bien intellectuelles que psychologiques, force est cependant de constater que les premiers rapports médicaux la concernant sont ceux du Dr. G. de Bassecourt qui datent des 2 mars et 25 septembre 1985, soit d'une époque de quelque trois ans postérieure aux premiers abus sexuels dont la recourante a commencé à être la victime en 1982. Or si ces rapports font état d'une défaillance psycho-organique généralisée accompagnée d'une déficience intellectuelle et psycho-sociale, de tels symptômes relèvent précisément de ceux qui caractérisent les répercussions d'atteintes aux moeurs perpétrées par des parents à l'égard d'enfants.