Ces circonstances l'amènent donc à considérer que les répercussions des actes délictueux pourraient n'avoir en la cause qu'un caractère d'autant plus aléatoire que la recourante ne semble pas souffrir de son état mental quelque peu diminué. Sans qu'il le dise expressément, il a donc pris en compte ces circonstances comme un facteur de réduction de la somme allouée à titre de réparation morale. Outre que l'on ne sait la mesure exacte qui a ainsi amené le département à réduire l'indemnité sollicitée, son appréciation ne saurait être pleinement partagée. En premier lieu, s'il ressort bien du dossier AI que le comportement de D. est dépeint comme celui d'un "enfant sauvage"