un rôle prépondérant à l'élément objectif de la lésion des droits de la personnalité. On accordera par conséquent une indemnité pour tort moral même à la victime qui n'a pas conscience de son état. Certes, la réparation morale devrait permettre à la victime de récupérer une partie du bien-être perdu, ses souffrances étant compensées par une somme d'argent. Il n'importe que ce but ne puisse être atteint quand la victime est incapable d'apprécier la valeur de l'argent. C'est en fixant le montant de l'indemnité que le juge tiendra compte des conséquences subjectives de la lésion et notamment de l'intensité des souffrances et de la douleur subies (ATF 108 II 432-433, JT 1983 I 111-112).