Sa détermination relève du pouvoir d'appréciation du juge. En raison de sa nature, elle échappe à toute fixation selon des critères mathématiques (ATF 117 II 60 et les références). L'indemnité pour tort moral est destinée à réparer un dommage qui, en soi, ne peut que difficilement être réduit à une somme d'argent. C'est pourquoi son évaluation en chiffres ne saurait excéder certaines limites. Néanmoins, l'indemnité allouée doit être équitable et proportionnée à l'atteinte, de manière qu'elle n'apparaisse pas dérisoire à la victime (ATF 118 II 410 ss; SJ 1993, p.198 ss).