Elle rappelle la gravité des atteintes à l'intégrité sexuelle qu'elle a dû subir sans discontinuer pendant 11 ans et s'applique à souligner, références de la littérature médicale à l'appui, les nombreux troubles constatés chez les victimes d'inceste, qui se caractérisent en particulier par une désorganisation physique et psychique profonde de celles-ci, propre parfois à entraver leur évolution leur vie durant. Elle s'en prend pour l'essentiel à l'appréciation de l'intimé selon laquelle les répercussions futures des actes incriminés du père pourraient n'avoir qu'un caractère d'autant plus aléatoire qu'elle ne semble elle-