Le 16 décembre 1993, la Chambre d'accusation a renvoyé E. devant la Cour d'assises sous la prévention d'avoir commis des actes d'ordre sexuel avec des enfants, aggravés de contrainte sexuelle, des actes d'ordre sexuel avec des personnes dépendantes et des actes constitutifs d'abus de la détresse ainsi qu'une tentative de viol, tous actes réprimés par les articles 187, 188, 189, 193 et 190-21 CP. Il lui était plus précisément fait grief d'avoir à Bassecourt, dès 1982, régulièrement caressé sa fille sur la poitrine et le sexe, se rendant, pour ce faire, dans sa chambre le soir puis, à La Chaux-de-Fonds, de 1988 au début juil-