C. Dans le recours qu'elle a interjeté contre cette décision au Département de l'économie publique, S. SA a fait valoir que son envoi du 10 mai 1994 avait interrompu la prescription de trois mois, à laquelle l'info-service de l'OFIAMT ne fait d'ailleurs nulle allusion. Au surplus, elle aurait dû être rendue attentive, dans la lettre de la Caisse de chômage X. du 20 mai 1994, aux conséquences de l'inobservation de ce délai. Dans son prononcé du 29 décembre 1994, le département a rappelé que le délai en question institué par l'article 47 al.1 LACI était bien, au sens de la jurisprudence, un délai de déchéance et que ce dernier ne