C'est donc dire que la présomption selon laquelle le domicile d'un époux se trouve au lieu de la demeure conjugale commune dépend essentiellement de l'importance accordée, lors du choix du domicile, à la communauté de vie conjugale. C'est donc également dire que si des époux n'ont pas, comme en l'occurrence, l'intention de mettre un terme à leur vie de couple en dépit de leur constitution de domiciles indépendants, le fait qu'ils aient vécu ensemble, pendant de nombreuses années, au même endroit, ne peut manquer de peser d'un poids certain pour déterminer le centre de leur existence (ATF 115 II 120, JT 1991, p.331, 332).