si celle-ci devait se réaliser, elle permettrait de payer en totalité les créanciers de première classe et de verser un très modique dividende aux créanciers de deuxième classe. Dans ces conditions, et même s'il n'est pas exclu qu'elle obtienne, dans le cadre de la faillite, dans le meilleur des cas, une partie des cotisations sociales dues par la société, la demanderesse est en droit d'agir en réparation du dommage pour obliger les responsables à payer la totalité du montant dont elle est privée contre cession du dividende éventuel qu'elle pourrait obtenir dans la faillite (Nussbaumer, Les caisses de compensation en tant que parties à une procédure de réparation