Le Tribunal fédéral a reconnu qu'on ne saurait exiger qu'un paysan doive quitter son domaine lorsque, à l'âge de la retraite, il en remettra l'exploitation à ses enfants. Le maintien sur le domaine favorise aussi la structure sociale de l'agriculture. Les parents retraités peuvent continuer à rendre de précieux services dans l'exploitation du domaine (ATF 116 Ib 231, JT 1992 I 465). Dans le canton de Neuchâtel toutefois, le Tribunal administratif a déjà eu l'occasion de juger que l'usage du "Stöckli" n'est pas connu (RJN 1982, p.179). On ne saurait, partant, autoriser une telle construction aux conditions de l'article 22 LAT, en s'appuyant dans le cas particulier sur cet usage.