Outre le fait que le département n'a pas retenu comme motif de révocation la séparation des époux, étant donné que le service de la police des étrangers pouvait la déduire des documents en sa possession, l'argumentation du recourant ne saurait être suivie. Il y a lieu en effet de distinguer l'extinction normale des décisions administratives de leur révocation/sanction. Dans le cadre de l'extinction des décisions administratives, le principe de non-rétroactivité interdit que les révocations puissent prendre effet avant le moment où elles sont prononcées (Blaise Knapp, Précis de droit administratif, no 1224 et ss, notamment 1329).