A. S. est horticulteur indépendant. Depuis l'exercice 1991 il essuie des pertes et son découvert au bilan ne cesse de s'aggraver. Pour l'année fiscale 1994, le service des contributions a évalué le revenu d'S. au montant présumé de ses dépenses personnelles, les prélèvements privés opérés par le contribuable, soit 4'466 francs, étant inférieurs au minimum vital d'existence. Il a donc ajouté à ce montant des prestations en nature correspondant au gîte et au couvert que lui offre gratuitement sa mère. Le montant imposable a finalement été arrêté à 12'000 francs. S. s'est opposé à cette taxation en déposant une réclamation le 30 juin 1994.