Son mari, D.R., est employé de H. AG à Berne depuis de nombreuses années. Ce dernier a renoncé à son droit aux allocations familiales prévues par la législation bernoise en faveur des enfants du couple, à compter du 1er septembre 1995. La Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (CCNC) a, par décision du 19 septembre 1995, rejeté la demande d'allocations pour enfants que lui avait présentée F.R., au motif qu'il incombait au mari de cette dernière, en sa qualité d'ayant droit prioritaire, de les revendiquer auprès de son employeur dans le canton de Berne. B. F.R. défère ce prononcé au Tribunal administratif le 3 octobre 1995. En résumé, elle fait valoir que l'intimée a interprété la