Un abus de droit implique en effet qu'une institution juridique soit utilisée à l'encontre de son but (ATF 121 II 103 et les références). Dans l'arrêt précité, le Tribunal fédéral a retenu un abus de droit parce que le conjoint étranger, vivant avec une autre femme, suissesse, et ayant eu un enfant avec elle, avait maintenu, en n'entamant pas une procédure de divorce, un mariage qui n'existait plus que formellement. Son comportement était donc abusif. Dans le cas de K., ni le fait qu'il vive séparé de sa femme, ni ses démêlés avec la justice pénale ne suffisent pour en conclure qu'il abuse de son droit en demandant une prolongation de son autorisation de séjour.