Au contraire, dans sa demande en divorce (fait 33) et dans sa réplique (fait 95), elle a invoqué des atteintes irréparables et définitives au lien conjugal, ce qui tend à démontrer que ce lien a existé. L'appréciation du département ne peut en revanche être partagée en ce qui concerne l'existence d'un abus de droit. Un état de fait, en tant que tel, ne saurait constituer un abus de droit. Il faut que la personne soupçonnée d'un tel abus ait adopté un comportement (actif ou inactif) à l'origine de cette situation. Un abus de droit implique en effet qu'une institution juridique soit utilisée à l'encontre de son but (ATF 121 II 103 et les références).