Tel est en particulier le cas lorsque le conjoint étranger invoque un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir une autorisation de séjour (ATF 121 II 103-104). b) En l'espèce, c'est à juste titre que le département a nié que le mariage ait été fictif, c'est-à-dire conclu dans le seul but d'éluder les dispositions de la LSEE et de l'OLE. Avant le 9 août 1994, P. n'a en effet jamais prétendu qu'il s'agissait d'un mariage blanc. Au contraire, dans sa demande en divorce (fait 33) et dans sa réplique (fait 95), elle a invoqué des atteintes irréparables et définitives au lien conjugal, ce qui tend à démontrer que ce lien a existé.