Comme la plupart des décisions viciées le sont par leur contenu, reconnaître leur nullité autrement que dans des cas tout à fait exceptionnels conduirait à une trop grande insécurité (Grisel, Traité de droit administratif, p.427). Au surplus, le développement de la juridiction administrative ces dernières décennies donne aux administrés suffisamment de possibilités de contrôle sur le contenu des décisions, contenu par lequel ils doivent se sentir concernés bien davantage que sur les questions de procédure : on peut donc attendre d'eux qu'ils réagissent en temps utile.