Madame L. a par ailleurs démontré au moyen de pièces bancaires avoir procédé à des versements (irréguliers) en Thaïlande. On peut donc admettre que, durant leur séparation, la mère et la fille ont gardé des contacts aussi étroits que le permettait la distance les séparant. De surcroît, la mère de N. et les deux soeurs de celle-ci vivent de façon permanente en Suisse. Enfin, N. séjourne depuis maintenant plus d'un an dans notre pays. Au vu de ces éléments, il faut en conclure que l'intérêt de celle-ci à pouvoir vivre en famille avec sa mère et ses soeurs doit l'emporter sur celui de l'Etat à limiter le nombre des étrangers en Suisse. 3. Le recours est donc bien fondé.