Dans le cas d'espèce, on s'explique mal pourquoi Madame L. n'a pas emmené sa fille aînée avec elle quand elle est venue en Suisse ou ne l'a pas fait venir rapidement. Son explication selon laquelle elle ne voulait pas interrompre sa scolarité ne convainc pas, puisque d'une part le même problème s'est posé pour ses deux autres enfants, et que d'autre part reporter la venue (apparemment prévue de longue date) de N. en Suisse n'a fait que repousser, voire augmenter les problèmes d'adaptation de celle-ci (apprentissage de la langue notamment). Cet élément n'est toutefois pas déterminant.