Le 10 août 1995, Madame L. recourt au Tribunal administratif, concluant, sous suite de frais, à ce que la décision du 11 juillet 1995 soit annulée, à ce qu'une autorisation de séjour soit accordée à N., subsidiairement à ce que la cause soit renvoyée à l'autorité inférieure compétente. Elle allègue, en bref, avoir gardé des liens étroits avec sa fille, de sorte que la venue de celle-ci en Suisse constitue bien un regroupement familial ouvrant un droit à une autorisation de séjour. D. Dans ses observations du 13 septembre 1995, le département conclut au rejet du recours, se référant à sa décision. C O N S I D E R A N T en droit 1.