Le 26 octobre 1994, Madame L. a demandé une autorisation de séjour pour sa fille. Le 3 mars 1995, le service de la police des étrangers a refusé de lui octroyer un permis de séjour. Il relevait que la venue en Suisse de N. ne visait pas à reconstituer la communauté familiale, mais seulement à lui permettre de trouver à plus ou moins brève échéance une place de travail en Suisse. Un recours interjeté le 7 mars 1995 a été rejeté le 11 juillet 1995 par le Département de la justice, de la santé et de la sécurité.