Ainsi, en matière d'impôt spécial, le législateur peut se contenter d'une solution schématique en prenant le chiffre d'affaires comme base de calcul (ATF du 28.12.178 précité, p.350-351). Le Tribunal fédéral cite notamment le cas de l'impôt sur les spectacles, qui, à Neuchâtel, est fixé à 0.8 % du chiffre d'affaires annuel de l'exploitant d'une salle de cinéma (art.17 al.1 de la loi sur le cinéma). Par ailleurs, il n'apparaît pas que la redevance vise un but protectionniste, car elle ne protège pas les exploitants contre l'implantation de nouveaux établissements publics.