Le 3 février 1995, L. a interjeté recours contre cette décision auprès du Département de la justice, de la santé et de la sécurité. Il concluait à l'annulation de la décision du service cantonal des automobiles, sous suite de frais et dépens. Il faisait valoir que la sanction infligée était disproportionnée eu égard notamment au fait qu'il s'était écoulé plus de 5 ans entre la commission des deux infractions. Il se plaignait d'inégalité de traitement par rapport à un autre conducteur qui aurait subi un retrait de permis de conduire de 2 mois immédiatement après la commission de l'infraction, hypothèse dans laquelle le délai de 5 ans pour conclure à la récidive serait dépassé.