La seule question à trancher est ainsi de savoir s'il existe une certaine probabilité, suffisamment élevée pour pouvoir raisonnablement être prise en considération, que la survenance d'un groupe de sangliers de nuit sur un pâturage provoque une crise cardiaque chez un bovin, se trouvant dans des conditions normales. Or, pour le profane tout autant que pour le vétérinaire S. et le vétérinaire cantonal D., une telle conséquence se situe clairement en dehors du champ raisonnable des possibilités objectivement prévisibles. On notera au demeurant que d'autres animaux du troupeau du recourant n'ont pas subi de dommages.