Pendant toute la durée de la procédure sur le plan pénal, la Compagnie d'assurances Z a réitéré chaque année sa renonciation temporaire à l'exception de prescription. Par lettre du 16 février 1995, invoquant l'arrêt du Tribunal fédéral qui mettait fin au procès pénal et la constatation de l'absence d'un lien de causalité adéquate, la Compagnie d'assurances Z a opposé une fin de non-recevoir aux prétentions des héritiers de C. C. Ceux-ci ont ouvert action devant le Tribunal administratif par demande du 31 mai 1995, en concluant principalement à ce que la commune de Neuchâtel soit condamnée à leur verser un montant total de 497'386 francs