Elle ne l'est pas non plus dans le cas des époux A., séparés de fait depuis le printemps 1994, jusqu'à l'ordonnance de mesures protectrices du 5 avril 1995 par laquelle la garde des enfants a été attribuée à la mère. En outre, même si cette ordonnance fixe au 1er juillet 1994 le début de l'obligation du père de verser une contribution d'entretien à la mère, cette circonstance ne peut pas avoir pour conséquence - les allocations familiales étant indépendantes des pensions alimentaires fixées par décision judiciaire (art.9 al.1 LAFA) - que les versements de la CINALFA antérieurs au 5 avril 1995 seraient indus et donneraient lieu à restitution.