L'obligation pour l'autorité d'établir d'office la situation financière du requérant d'assistance judiciaire ne dispense pas ce dernier de son devoir de collaborer à l'établissement des faits. S'il ne satisfait pas à cette obligation, il doit en supporter les conséquences qui peuvent aller jusqu'au rejet de sa requête (RJN 1989, p.168, et les références citées). Encore faut-il cependant, pour que l'assistance puisse être refusée ou retirée pour le motif que le requérant n'a pas fourni les renseignements utiles, que ceux-ci soient propres à avoir une incidence sur la décision à prendre quant au droit à l'assistance judiciaire.