Premièrement, il a déjà effectué 136 jours de détention préventive avant ou au début de son traitement, ce qui tend à prouver qu'il est à même de subir une peine privative de liberté. Deuxièmement, sa médication stabilisatrice d'humeur peut être poursuivie en milieu carcéral. Troisièmement, une hospitalisation en milieu fermé est envisageable en cas de crise grave. Par ailleurs, il est important de rappeler que les problèmes psychiques de M. ont été pris en compte par le tribunal correctionnel avant que celui-ci décide qu'une peine d'emprisonnement était compatible avec le traitement (jugement du 29.4.1993, p.4-7). Enfin, l'intérêt de la société à ce que les actes commis par M. soient