Il faut relever à cet égard qu'il est très vraisemblable que, si elle n'est pas exécutée maintenant, elle ne le sera jamais, puisque le traitement entrepris est de longue haleine. Or, l'étude du dossier amène à la conclusion qu'en l'état il ne se justifie pas, pour au moins trois raisons, de soustraire M. à la sanction qui lui a été infligée. Premièrement, il a déjà effectué 136 jours de détention préventive avant ou au début de son traitement, ce qui tend à prouver qu'il est à même de subir une peine privative de liberté. Deuxièmement, sa médication stabilisatrice d'humeur peut être poursuivie en milieu carcéral.