Sur le plan psychique, il reste perturbé. Il a perdu toute estime de soi, éprouve de forts remords et cherche à se racheter et à reconstruire sa vie au niveau privé et professionnel. Il demeure cependant profondément angoissé et sujet à des crises de panique, dues notamment à l'incertitude qui entoure l'issue de la procédure pénale. Une hospitalisation psychiatrique a été à plusieurs reprises envisagée. Il y a été renoncé, car elle pourrait être très mal ressentie. M. présente des signes de dépression profonds et il existe des risques de passage à l'acte suicidaire en cas d'emprisonnement, qui pourrait être vécu comme une peine capitale.