On imagine en effet mal une autorité décider l'exécution d'une peine suspendue depuis 5 ou 10 ans. 3. Le département indique dans sa décision avoir examiné avec attention la situation familiale, conjugale et professionnelle de M., ainsi que le traitement entrepris. Il ajoute dans ses observations avoir voulu suivre le but du législateur en tenant compte de la personnalité du condamné, des progrès de son amendement et des conditions de vie auxquelles il est soumis. Ce raisonnement ne peut pas être approuvé. Ni le pardon de la victime, ni un éventuel amendement de M. ne justifient une suspension de l'exécution de la peine qui lui a été infligée.