En outre, selon lui, la condition du motif grave exigée par la loi pour justifier une suspension de l'exécution de la peine n'est pas remplie en l'espèce et le risque de suicide pourrait être limité de façon adéquate par un placement dans un établissement psychiatrique. C. Dans ses observations du 16 avril 1995, M. déclare que sa vie est un enfer depuis l'époque des faits pour lesquels il a été condamné, qu'il regrette ses actes, qu'il suit un traitement très dur, qu'il perdra son travail s'il doit aller en prison, qu'il ne sait plus où il en est et qu'il est désespéré. D. Dans ses observations du 19 avril 1995, le département conclut au rejet du recours.