Le 3 avril 1995, le ministère public recourt au Tribunal administratif contre la décision du 17 mars. Il considère que le département a commis un abus de son pouvoir d'appréciation en prenant en compte, pour des motifs d'opportunité, des facteurs qui ne sont pas légalement pertinents. En outre, selon lui, la condition du motif grave exigée par la loi pour justifier une suspension de l'exécution de la peine n'est pas remplie en l'espèce et le risque de suicide pourrait être limité de façon adéquate par un placement dans un établissement psychiatrique.