Il relève que M. n'a pas commencé à exécuter sa peine, qu'une incarcération entraînerait probablement des dommages irréparables sur la situation familiale, conjugale et professionnelle de M. et que le traitement entrepris se révèle positif. Il estime, au vu des rapports médicaux figurant au dossier et suite à divers entretiens avec l'intéressé, que la santé de celui-ci est précaire et qu'un risque réel de suicide existe. B. Le 3 avril 1995, le ministère public recourt au Tribunal administratif contre la décision du 17 mars.