A. Le 12 mai 1992, le Tribunal correctionnel du district de Boudry a reconnu M. coupable de contrainte, d'attentat à la pudeur avec violence et de viol, en qualité de co-auteur, sur la personne de sa femme. Il l'a condamné à une peine de 2 ans d'emprisonnement, dont à déduire 136 jours de détention préventive, peine suspendue au profit d'un traitement ambulatoire, et à 7 ans d'expulsion avec sursis pendant 3 ans. Ce jugement ayant été cassé sur la question de la suspension de la peine, le tribunal correctionnel a, par jugement du 29 avril 1993, renoncé à la suspension de la peine et ordonné son exécution immédiate. Les recours de M. à la Cour de cassation pénale, puis au Tribunal fédéral,