A cet égard, il importe en effet de ne pas oublier que depuis le 8 janvier 1990, date de l'arrêt du Tribunal administratif, les recourants savaient qu'ils ne pourraient disposer d'aucune autorisation pour procéder à un dépôt de déblais de terrassement. Puis, le 15 mai 1990 déjà, ils ont été invités pour la première fois par la commune de X. à enlever leurs matériaux jusqu'au 31 octobre 1990, délai dont ils ont obtenu à plusieurs reprises d'importants reports, la dernière intervention du Conseil communal datant du 10 mai 1994 pour une sommation de remise en état jusqu'au 15 août 1994, sans pour autant que les intéressés n'entreprennent la moindre mesure d'exécution durant cette échéance