Aucun impératif ne justifiait au demeurant une telle précipitation en l'absence de tout péril en la demeure, les matériaux entreposés ne créant en particulier aucun risque de pollution. Au surplus, ces derniers ne sont pas de simples déchets de nature à être débarrassés dans des décharges publiques, à un coût d'ailleurs de 11 francs le m3, mais constitue bien au contraire une masse de cailloux, de graviers et de terre (env. 1'500 m3) susceptible d'être réutilisée et revendue à un prix de 25 francs le m3 pour remplacer la chaille ou la groise lors de la construction de routes ou de chemins d'accès.