travers du dossier, on ne saurait ignorer le fait que la recourante, ayant passé presque toute sa vie en Suisse, n'a plus d'attaches avec son pays d'origine. De plus, l'autorité de police des étrangers, bien qu'elle se détermine dans l'intérêt de la sécurité et de l'ordre public, doit aussi prendre en considération l'éventuelle absence de possibilité de réinsertion sociale à l'étranger, dans le cas d'une expulsion administrative, en ce qui concerne le préjudice qu'aurait à subir l'intéressée (ATF 114 Ib 1 cons.3a).