RJN 1980-1981, p.146). En matière civile notamment, la cause de l'intéressé ne doit pas apparaître d'emblée dénuée de toute chance de succès (art.2 al.2 LAJA). L'autorité saisie d'une demande d'assistance judiciaire examine d'office si le requérant remplit les conditions légales d'octroi. A cet effet, elle établit les revenus et la fortune éventuelle de l'intéressé ainsi que le minimum nécessaire pour procéder en justice. A cet égard, l'autorité peut partir du minimum d'existence du droit des poursuites, mais elle évitera de procéder de façon trop schématique, pour tenir compte de manière suffisante de toutes les données individuelles en présence (ATF 106 Ia 83; RJN 1980-1981, p.146-147).