Mais cet argument ne saurait être décisif. Le défendeur était tenu d'exercer un devoir de surveillance, qui ne pouvait en aucun cas être délégué. De manière générale, ce devoir entraîne l'obligation pour l'administration de requérir, au besoin, les informations utiles et d'intervenir si elle constate des erreurs ou des irrégularités (ATF 114 V 223 cons.4a et les références citées). Un devoir de contrôle était d'autant plus aisé à exercer en l'occurrence qu'il s'agissait d'une société de dimension modeste, qui occupait peu de salariés et dont les activités pouvaient facilement être supervisées.