Se pose donc, en premier lieu, le problème de la responsabilité du défendeur dans le temps. A l'appui de sa duplique, le défendeur invoque une lettre qu'A. SA (société dont il était également l'administrateur) a adressée à P., en date du 27 septembre 1990. Dans cette lettre, A. SA enjoignait P. de "faire le nécessaire pour convoquer une assemblée des actionnaires "entérinant de manière rétroactive au 1er mai 1990" la démission de M.. Le 20 mars 1991, A. SA a de nouveau écrit à P. pour se plaindre qu'aucune suite n'avait été donnée à sa lettre précitée et pour renouveler sa demande de convocation d'une assemblée générale afin "d'entériner" la démission déjà annoncée.