Or, à défaut de liens amicaux, affectifs ou familiaux en France et en présence d’une famille dont deux des enfants sont encore jeunes, à proximité du lieu de travail en Suisse, dans le domicile conjugal (étant précisé que pour les périodes fiscales 2006 et 2007, les époux X. n’avaient pas annoncé une séparation de fait, mais demandaient au contraire à être taxés comme un couple marié disposant de deux domiciles), il y a certainement attraction du centre des intérêts vitaux en Suisse conformément à la jurisprudence constante. Le fait d'avoir annoncé son départ au contrôle des habitants n'est pas un critère à lui seul pertinent, tout au plus un indice parmi d'autres.