Cette jurisprudence vise un double but, à savoir obliger l'administration à faire preuve de diligence, d'une part, et protéger l'assuré au cas où celle-ci manquerait à ce devoir de diligence, d'autre part. Le délai de péremption absolu de cinq ans commence à courir à la date du versement effectif de la prestation (ATF 112 V 180 cons. 4a p. 182; 111 V 14 cons. 3 in fine, p. 17). Chaque paiement fait naître un délai distinct. La péremption opère de plein droit et doit donc toujours être examinée d'office par le juge (ATF 111 V 135 p. 136 cons.