{"Signatur": "NE_TC_012", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2012-04-26", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_012_CDP-2010-219_2012-04-26.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=5758&W10_KEY=1985053&nTrefferzeile=218&Template=search_result_document.html", "Checksum": "45edfd8f3f5df5d6753272cd74cf909d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CDP.2010.219", "INT.2012.231"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour de droit public 26.04.2012 CDP.2010.219 (INT.2012.231)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour de droit public"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour de droit public"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour de droit public"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Droit d'être entendu. 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Le Tribunal fédéral a précisé que lorsqu'une décision administrative s'appuie exclusivement sur l'appréciation d'un médecin interne à l'assureur social et que l'avis d'un médecin traitant ou d'un expert privé auquel on peut également attribuer un caractère probant laisse subsister des doutes suffisants quant à la fiabilité et la pertinence de cette appréciation, la cause ne saurait être tranchée en se fondant sur l'un ou sur l'autre de ces avis et il y a lieu de mettre en œuvre une expertise par un médecin indépendant selon la procédure de l'article 44 LPGA ou une expertise judiciaire (ATF 135 V 465 cons. 4; arrêts du TF des 30.11.2010 [8C_149/2010] cons. 5, 13.09.2010 [8C_85/2010] cons. 6.1 et la référence citée).\n5. En l'espèce, selon le rapport de juillet 2009 du Dr R., ophtalmologue, la recourante présente une cécité totale de l'œil gauche secondaire à une atrophie optique, des opacités vitréennes droites, ainsi qu'une hypermétropie droite et une presbytie débutantes. Ce médecin a précisé que la perte de la vision binoculaire constituait un handicap dans l'activité indépendante exercée par l'assurée mais que même s'il est possible que celle-ci ne reprenne jamais cette activité, \"sa situation monoculaire devrait lui permettre de travailler à 100 %, pour autant que les demandes visuelles ne soient pas trop importantes\". De son côté, après avoir relevé que l'activité artistique de sa patiente ne pouvait plus être accomplie de manière idoine, le Dr L., spécialiste ORL, a indiqué que \"l'atteinte secondaire induite au niveau de l'équilibre ne permet(tait) actuellement pas une réinsertion professionnelle autre\" (certificat médical du 17.05.2010). Invité par l'intimé à fournir certaines précisions à ce sujet, le Dr L. a expliqué qu'il avait mentionné la présence de troubles de l'équilibre en raison de l'atteinte des voies visuelles induisant un manque d'information au niveau des noyaux vestibulaires centraux. Il a ajouté que dans son quotidien, la patiente se plaignait de troubles de l'équilibre sous la forme d'une mauvaise adaptation à l'environnement suivant la luminosité ou suivant la focalisation des objets qu'elle regarde (rapport du 27.09.2010). A cet égard, le Dr R. a précisé que la perte de la vision stéréoscopique gênait effectivement les patients, notamment lors de la déambulation (trottoir, inégalités du terrain, marches d'escalier), mais que la majorité du temps, ils s'habituaient à leur handicap visuel et ne présentaient habituellement pas de trouble de l'équilibre ou de vertiges occasionné par cette situation monoculaire et que, dans le cas particulier, la recourante ne lui avait pas signalé de tels problèmes (rapport du 24.09.2010). En ce qui concerne les activités exigibles, ce médecin a précisé que :\n\" Tout travail qui nécessite une grande précision peut être potentiellement gêné par la présence des myodésopsies et par la situation monoculaire. Cependant la conduite d'un véhicule automobile ne devrait pas poser de problème. Concernant un travail sur écran d'ordinateur, tout dépend des patients : en effet, pour certains, la gêne visuel occasionnée par les myodésopsies disparaît lentement avec le temps (phénomène d'habituation), alors que pour d'autres le phénomène persiste et fait même parfois l'objet d'une \"fixation\". Dans ce dernier cas, il est évident que les plaintes des patients ainsi que leur rendement au travail en sont affectés.\"\nLa recourante ne conteste ni les diagnostics posés ni l'entière capacité de travail qui lui est reconnue dans une activité adaptée, étant admis que la poursuite de l'activité de peintre sur porcelaine n'est pas compatible avec les limitations décrites. Elle reproche en revanche à l'intimé de ne pas s'être prononcé sur la question d'éventuelles mesures de réadaptation professionnelle, compte tenu du principe de la subsidiarité de la rente, et conclut à l'octroi d'un reclassement dans une nouvelle profession au sens de l'article 17 LAI."}