On ignore, par exemple, quelles dispositions ont été mises en place au sujet de leur prise en charge quotidienne tant sur le plan éducatif – on ne peut en effet exiger du frère aîné, lui-même encore mineur, qu'il assure l'éducation de ses frères et sœur – qu'en ce qui concerne leurs besoins élémentaires et les soins nécessaires à leur bien-être. Le dossier ne renseigne pas non plus sur la présence ou non au Kosovo d'autres membres de la famille, notamment du côté maternel, avec lesquels les enfants auraient des relations étroites. Enfin, il ne serait pas inopportun de connaître l'avis des intéressés eux-mêmes sur le projet de les faire quitter le pays où ils vivent depuis plus de dix ans.