de sorte qu'il n'avait pas réellement vécu avec eux, que ceux-ci avaient développé toutes leurs relations au Kosovo, qu'ils n'avaient aucune connaissance de la langue française et seraient dès lors confrontés à des problèmes d'intégration, voire de formation et qu'en toute état de cause, admettre le regroupement familial en leur faveur reviendrait à séparer la fratrie et serait contraire à leur intérêt. Tout d'abord, on ne peut suivre le département lorsqu'il retient qu'étant donné l'âge de A. et de B., la demande de regroupement familial en leur faveur ne tend qu'à favoriser leur entrée dans la vie professionnelle et à éluder les dispositions de la LEtr.