En l'occurrence, en écrivant aux recourants le 24 mars 2009, soit après le dépôt du rapport de la police cantonale, qu'il avait procédé à un contrôle approfondi de leur dossier, le service de la justice leur a laissé croire qu'il disposait de tous les éléments permettant au Conseil d'Etat de statuer. En ne signalant pas, à cette occasion, le manque de collaboration qui pouvait leur être reproché, l'autorité n'a pas respecté les règles de la bonne foi.