B. Auparavant, le 9 octobre 2003, elle a formulé des prétentions financières auprès du Département des finances, à hauteur de 1,3 million de francs, auxquelles devaient s'ajouter 105'000 francs à titre de tort moral pour ses proches (mari, enfants, à raison de 35'000 francs chacun). En résumé, elle a mis en cause la responsabilité de l'Etat, en raison d'une prise en charge déficiente lors de ses hospitalisations à l'Hôpital psychiatrique. Elle a en particulier fait valoir que la prescription de neuroleptiques, dont elle n'avait pas été avertie des effets secondaires, était inadéquate et était à l'origine de ses troubles neurologiques.